2ème édition du Gala International de la Rumba à Paris
Le 14 novembre 2026, l’hôtel InterContinental Paris – Champs-Élysées vibrera au rythme de la rumba congolaise. Conférence, dîner, concert live et danse jusqu’à une heure du matin : la « Nuit Enchantée de la Rumba » promet une soirée d’élégance, de saveurs et d’émotions, au cœur de la capitale.
Une soirée pensée comme un voyage
Le samedi 14 novembre 2026, le Gala international de la rumba ouvre sa deuxième édition à l’InterContinental Paris Champs-Élysées Étoile. Le thème : « La femme à l’honneur« . Celles qui créent, interprètent et transmettent la rumba sont au cœur du récit.
Six temps rythment la soirée. Cocktail d’accueil à 19 heures, conférence à 19 h 30, dîner de gala à 20 heures. À 21 heures, le « Tableau patrimonial » remonte Aux sources de la rumba, avec ensemble folklorique, costumes de raphia et instruments traditionnels. Puis le concert et la danse prennent le relais, jusqu’à 1 heure du matin. La tenue africaine est vivement encouragée.
Origine de la danse Rumba
Le mot vient de « nkumba« , le nombril en kikongo. À l’origine, il désignait une danse de célébration du royaume du Kongo, qui s’étendait sur l’actuel Angola, les deux Congo, le Gabon, le Cameroun, la Centrafrique et une partie du Tchad. Les premières notes y résonnent dès le XVIᵉ siècle.
Puis vient la traite négrière. Les Kongos déportés emportent avec eux leurs chants et leurs rythmes. La rumba se répand aux Antilles, à Cuba et en Amérique, puis revient sur la terre mère au XXᵉ siècle. En 1948, Marie Louise, de Wendo Kolosoy, devient le premier tube de la musique congolaise.
En 1960, Grand Kallé signe Indépendance cha-cha, hymne panafricain des indépendances. OK Jazz, avec Franco Luambo, et African Jazz font ensuite de Kinshasa et de Brazzaville des capitales de la musique.
La rumba ne s’est jamais cantonnée à la scène. Elle accompagne les mariages, les fêtes nationales et les chants religieux. Elle a aussi traversé les époques de pouvoir, tantôt instrumentalisée, tantôt subversive. Fin 2021, l’Unesco l’a inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La rumba est devenue l’un des baobabs de ce grand village qu’est le monde.
De Kinshasa à la France
Son influence est aujourd’hui visible en France. À la fin des années 1990, le collectif Bisso na Bisso, formé de rappeurs d’origine congolaise, a collaboré avec Papa Wemba, Koffi Olomidé et Lokua Kanza. Depuis, une nouvelle génération puise dans cet héritage, du rap au R&B. Certains, comme Youssoupha, Maître Gims ou Djadju, sont d’ailleurs fils de musiciens congolais.
L'organisateur du Gala
Le Gala est porté par l’association Rumba Héritages Kongo présidée par Christian Kader Keita qui s’appuie sur la marque culturelle « Je danse la rumba« . Sa mission : préserver, transmettre, faire rayonner un patrimoine inscrit à l’Unesco depuis 2021.
La marraine de cette édition est Son Excellence Madame l’Ambassadeur Rachel Annick Ogoula Akiko Obiang Meyo, diplomate gabonaise et ambassadeur du Gabon auprès de l’Unesco de 2015 à 2025. Son parcours dans la diplomatie culturelle fait écho au thème de l’année.


